Jeudi 1er janvier Sainte Marie, Mère de Dieu
Ce jour, premier de l’année civile, est, pour le chrétien, le huitième jour dans l’Octave de la Nativité. À l’évangile de ce jour, qui est celui proclamé à la messe de l’aurore le jour de Noël, est ajouté le verset 21 qui donne toute sa teneur à ce jour de l’octave: « Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception. » Deux réalités capitales pour l’histoire d’Israël: la circoncision et le nom. Les deux manifestent l’Alliance entre le peuple d’Israël et Dieu qui a révélé son Nom et marqué à jamais l’intimité de la chair des hommes. Aussi, n’est-il pas secondaire que Jésus, né dans la chair, soit circoncis et reçoive le nom: « Dieu sauve ». La réalité de l’incarnation et de la personne du Christ sont ici hautement signifiées. Jésus accomplit toutes les promesses de l’alliance parce qu’il fait sienne toute la foi d’Israël.
Cela ne contredit pas la solennité de la Vierge Marie, Mère de Dieu, ajoutée après la réforme liturgique car, dans cette fête, nous pouvons mieux percevoir le rôle primordial de Marie. Par elle, est donnée au Fils de Dieu toute la réalité de sa vie humaine et son déploiement au cœur d’un peuple qui connaît Dieu par son nom. C’est pourquoi Jésus est: « né d’une femme et soumis à la loi de Moïse » (2e lecture). Par la Mère de Dieu, nous comprenons combien le Seigneur a béni son peuple et le garde, combien son visage brille sur nous, combien il nous a pris en grâce (1ère lecture).
